François Paradis, gérant et fondateur d’Optomachines.

Optomachines est née en 1999 du mariage de plusieurs compétences, rarement trouvées ensemble:

à savoir l’Optique, la construction de machines industrielles et des compétences en mesure, métrologie, contrôle et inspection. A cela s’ajoute une expérience particulière dans le domaine de la céramique, dans l’industrie de la porcelaine faisant ainsi un ensemble rarissime de compétences.

Optomachines a comme vocation d’exploiter, de cultiver et de développer ce mariage de multi compétences pour pouvoir fournir des équipements de mesure et de contrôle industriels utilisant l’optique et le traitement d’image, à toutes sortes d’industries et de secteurs.

Dés le début la société a travaillé sur des machines d’inspection de vaisselle pour lesquelles la difficulté se résume à détecter des défauts blancs sur du blanc brillant concave ou convexe. Ceci a fait l’objet de dépôt de brevet.

Le parcours de la société a été porté par une forte tradition d’innovation à l’origine de plusieurs dépôts de brevets.  Actuellement nous disposons d’une panoplie importante de brevets nationaux et internationaux.

L’activité de la société s’est concentrée dans les premières années sur la fabrication de machines spéciales pour l’industrie, dans la métallurgie, dans le domaine du verre, du caoutchouc, du plastique et de l’automobile pour le contrôle de toutes sortes de pièces en automatique, à haute cadence, dans des conditions difficiles ou particulières (ex: produits incandescents).

Puis progressivement la société a développé des produits destinés à être dupliqués et a mis au point des produits standards destinés à l’agronomie, à la fois pour la recherche agronomique et pour la production de semences, pour faire du comptage de graines, du pesage, de la recherche de défauts, ce qui a donné naissance à notre gamme actuelle de produits comme l’Opto Agri, l’abc Rice, etc…

Parallèlement nous avons développé un système de pose et de ramassage de cônes de balisage. On nous demande souvent pourquoi avoir travaillé sur ce produit, qui ne fait pas partie de notre coeur de métier.

Je vous en explique l’origine:

Un jour j’étais passager dans une voiture en route pour Paris. Nous avons doublé un fourgon de société d’autoroute, qui déposait des cônes sur la route, et j’ai vu la tête d’un opérateur passer à 20 cm de mon rétroviseur. Même si n’allions pas vite, à 90 km/h, j’ai trouvé cette situation extrêmement dangereuse pour l’opérateur. A cette époque j’avais cinq filles charmantes entre 2 et 8 ans, et j’ai pensé à cet opérateur, qui pouvait être aussi père de famille. Ma réaction immédiate a été de dire que nous devrions trouver un système pour éviter d’exposer un opérateur à une telle dangerosité. Sachant qu’en plus il est obligé de se baisser, se pencher, de soulever un poids des centaines de fois à la suite.

J’ai pris mon bloc de papier et griffonné une solution qui me paraissait réaliste, en me disant que ça devrait marcher. Comme l’objet de la société était de faire des machines de contrôle et de mesure, j’ai sagement rangé cette solution dans un tiroir de mon bureau. Trois ans plus tard, j’ai eu l’occasion de rencontrer un responsable des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, et je lui ai demandé si ce genre de solution pouvait l’intéresser. Il m’a répondu que oui, énormément, tout en demandant à voir une démonstration, car il avait déjà eu l’occasion de voir tellement de systèmes qui ne marchaient pas.

J’ai donc construit un tout premier prototype très basique pour valider le principe. Il a fonctionné du premier coup. Ensuite nous avons fait un 2ème avant prototype, fonctionnant avec quelques tubes de fer et des rouleaux enfilés les uns dans les autres. Cela a aussi fonctionné.

J’ai donc décidé de fabriquer quelque chose de plus professionnel et APRR nous a aidé à financer la construction du premier prototype qui a donné des résultats suffisamment probants pour qu’APRR nous commande un exemplaire destiné à rouler sur l’autoroute pour prouver la faisabilité de l’ensemble. Et c’est que nous avons fait.

Progressivement nous avons développé ce système et avons déposé un brevet en commun pour protéger cette invention. Actuellement c’est le seul système industriel qui fonctionne à une douzaine d’exemplaires en Europe.

François Paradis, gérant d’Optomachines.

Principales dates:

1999: Création de la société

2006: Déménagement dans les locaux actuels, 700 m².  Une usine construite spécialement pour la société.

2012: Création d’un poste de commercial international pour développer les ventes des produits standard, ce qui n’avait pas été nécessaire avant, l’activité commerciale en machines spéciales requérant des compétences ultra techniques. Ceci a été le point de départ de l’internationalisation de la société.

2016: la commande de l’INRA d’une ligne robotisée de phénotypage post-récolte. Une très belle réalisation multi-disciplinaire, et encore une innovation à notre actif.

D’autres faits marquants: nos premières ventes sur de nouveaux continents, comme en Asie,  Afrique du Sud en 2015, aux USA en 2016, etc… Nous avons vu la zone de chalandise d’Optomachines se développer peu à peu…

Mr PARADIS, Gérant de la société Optomachines